26 Mai 2012
La lettre de février 2010
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- [COMPTE RENDU] Vers une date limite d’usage pour les puces et la RFID
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[COMPTE RENDU] Vers une date limite d’usage pour les puces et la RFID
Dossier - la lettre de février 2010
LES SERVICES DE DEMAIN DE L’INTELLIGENCE AMBIANTE SONT INCONNUS. QUELS GARDE-FOUS FAUT-IL PREVOIR ? L’avenir nous épargnera-t-il la puce électronique sous-cutanée ? C’est l’une des questions auxquelles plusieurs spécialistes ont tenté de répondre lors d’une conférence tenue à l’Epita le 17 décembre 2009. Ils plaident pour qu’une date de péremption soit appliquée à toute puce ambiante.
Suffit-il d'avoir de la technologie sans fil pour parler d'Intelligence Ambiante ? La première question posée lors de la conférence qui s’est tenue à l’Epita (lire ci-après) sur ce thème a remplit son office. Les experts du domaine réunis dans ce débat passionné, mené par le journaliste Jérôme Colombain, qui intervient chaque matin sur France Info dans sa rubrique « Nouvelles Technologies », ont montré que nous découvrons encore les prémices de l’ère de l’« Everyware » : nombre de services de demain sont encore inconnus. Qui aurait pensé, il y a peu, être informé en temps réel de ses performances sportives… par sa chaussure de jogging communicante (Nike en partenariat avec l’iPod) !
Cet exemple nous permet d’entrevoir nombre de nouveaux marchés ! Le seul frein à cet essor ? La complexité des technologies et donc, logiquement, leur prix.
Il existe ainsi des applications utilisant les puces RFID dans les arbres pour suivre leur entretien, dans les livres pour la gestion des bibliothèques, et un grand nombre de problématiques logistiques. Mais quant il s’agit du suivi des individus, les Français sont encore très méfiants. Une puce sous-cutanée transmettant des informations en temps réel serait perçue comme une marque d’infamie dans l’inconscient collectif : « la marque de la bête ».
Et pourtant, disposer d’informations immédiates sur une personne dans des cas d’urgence médicale sauverait de nombreuses vies, les puces devant alors contenir de l’information cryptée.
La création d’informations avec une date de péremption (elles s’effacent ensuite automatiquement) ou une désactivation à distance des puces, ce qui, pour le moment, augmenterait considérablement leur prix mais permettrait à volonté, pour chacun, de disposer du droit « au silence des puces ».
Le débat s’est tenu à l’Epita, école d’ingénieurs qui forme depuis 25 ans les concepteurs et les développeurs des technologies de l’information et de la communication (TIC).
Il réunissait Bernard Benhamou, délégué aux usages de l’Internet, Michel Alberganti, journaliste scientifique et écrivain, Alexandra Deschamps, entrepreneur et designer, Jean-Louis Fréchin, designer numérique, fondateur et dirigeant de NoDesign.net, Wendy Mackay , directrice de recherche à l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) et Rafi Haladjian, fondateur de la société Violet, créateur du Nabaztag (le lapin communicant). Compte rendu de l'Epita.
Cet exemple nous permet d’entrevoir nombre de nouveaux marchés ! Le seul frein à cet essor ? La complexité des technologies et donc, logiquement, leur prix.
Tout est imaginable, seul le prix est un frein
Parmi ces technologies, l’une d’entre elles a atteint sa maturité : les puces RFID. Notons que, pour quelques temps encore, elles identifient les objets et non les personnes…Il existe ainsi des applications utilisant les puces RFID dans les arbres pour suivre leur entretien, dans les livres pour la gestion des bibliothèques, et un grand nombre de problématiques logistiques. Mais quant il s’agit du suivi des individus, les Français sont encore très méfiants. Une puce sous-cutanée transmettant des informations en temps réel serait perçue comme une marque d’infamie dans l’inconscient collectif : « la marque de la bête ».
Et pourtant, disposer d’informations immédiates sur une personne dans des cas d’urgence médicale sauverait de nombreuses vies, les puces devant alors contenir de l’information cryptée.
Le concept d’information disponible sur un individu évolue
Mais alors, que penser des puces qui livreraient des données aux publicitaires, sur notre mode de vie, afin de générer, pour chaque individu, des publicités adaptées à ses besoins ? Le concept d’informations disponibles sur un individu dans la société évolue selon les époques. Mais nous devons reconnaître que nous allons vers de plus en plus de détails livrés ou disponibles sur nous-mêmes et les autres.La création d’informations avec une date de péremption (elles s’effacent ensuite automatiquement) ou une désactivation à distance des puces, ce qui, pour le moment, augmenterait considérablement leur prix mais permettrait à volonté, pour chacun, de disposer du droit « au silence des puces ».
Le débat s’est tenu à l’Epita, école d’ingénieurs qui forme depuis 25 ans les concepteurs et les développeurs des technologies de l’information et de la communication (TIC).
Il réunissait Bernard Benhamou, délégué aux usages de l’Internet, Michel Alberganti, journaliste scientifique et écrivain, Alexandra Deschamps, entrepreneur et designer, Jean-Louis Fréchin, designer numérique, fondateur et dirigeant de NoDesign.net, Wendy Mackay , directrice de recherche à l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) et Rafi Haladjian, fondateur de la société Violet, créateur du Nabaztag (le lapin communicant). Compte rendu de l'Epita.
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